Un lazaret désigne un établissement où l’on met en quarantaine des gens et des marchandises suspectés de contamination en période d’épidémie. À La Réunion, il y en avait beaucoup mais les plus célèbres sont La Grande Chaloupe, à La Possession, anciennement appelé le lazaret numéro un, et celui de la commune de Saint-Denis, le lazaret numéro deux. Ils comprenaient des longères qui servaient de magasins, des dortoirs et un débarcadère. Aujourd’hui considérés comme monuments où sont aménagés des musées, ces endroits étroitement liés avec l’histoire du peuplement de La Réunion marquent l’avènement de l’engagisme sur l’île.

Au XIXe siècle, la vie économique de l’île est basée sur la culture de canne à sucre, de café et d’épices. Ces activités nécessitent une grosse main d’œuvre. Les planteurs réunionnais utilisent alors des esclaves jusqu’en 1848. Après l’abolition de la traite des humains, l’engagisme s’impose.

À partir de 1860, l’île de La Réunion accueille une multitude d’individus venus des quatre coins du monde à savoir des Mozambicains, des Comoriens, des Chinois, des Malgaches voire des Européens mais la plupart étaient des Indiens. Cet accueil se réduit vers 1936 et en plein XXe siècle, l’engagisme n’a plus la cote. Peu à peu, il laisse place à une immigration spontanée, libre. C’est ainsi que les Chinois Cantonnais et les Indo-musulmans arrivent pour former des communautés dédiées au commerce.

Si l’on revient donc aux lazarets, des maladies contagieuses comme la peste, le paludisme, la variole et le choléra sévirent au XIXe siècle. Afin d’éviter leur propagation au sein de la société, les pouvoirs coloniaux réunionnais décidèrent d’isoler les voyageurs et les marchandises suspects dans les lazarets.

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