Le combat de coq ou bataykok en créole est très connu des Réunionnais et des étrangers, mais il est difficile d’en repérer un une fois sur place.
Pratique ancestrale datant de l’époque des pirates, le combat de coq est un passe-temps à La Réunion. Néanmoins, il n’est plus autorisé dans le pays, disons plutôt qu’il est toléré. C’est pourquoi les organisateurs préfèrent faire peu ou ne pas faire du tout de publicité. Ils évitent les interactions avec les associations de protection des animaux. Toutefois, les habitués sont au courant quand un combat aura lieu.
Ainsi, quand unbataykokse prépare, il s’organise discrètement. Rendez-vous dans les gallodromes « autorisés » !La saison s’étend d’octobre à mars. Ce spectacle attire les coqueleux et les parieurs. Beaucoup d’argent entre en jeu. D’autres combats se passent aussi discrètement les dimanches après-midi dans des endroits anonymes mais parfaitement connus des habitués.
Voici comment cela se passe : Dans un rond tracé a lieu une bagarre de type ergot naturel pointu qui oppose deux coqs en présence de leur jockey et de l’arbitre. Le jockey prend soin de son animal.Le combat est terminé quand le jockey le décide, tenant compte de l’état de son coq, ou aussi quand un coq fuit l’autre. Durant le combat, après des coups de bec et d’ergots, le coq a droit à des rafraîchissements de la part de son jockey. Il lui projette de l’eau. Bref, le jockey lui est aux petits soins et reste toujours derrière lui pour l’encourager et le guider.